Récit effroyable d'un harcèlement peu ordinaire

Comment les Juges Jugent, Stress Travail et Santé

Je viens témoigner de l’histoire de cette femme, chef de cabinet du président du tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence, harcelée par cet homme depuis 1 an, qui a fini par porter plainte avec toutes les preuves écrites et c’est elle qui a été sanctionnée, exclue de la fonction publique pendant 2 ans sans salaire. Et son harceleur ? Rien.

Les magistrats sont-ils au dessus des lois ? Comment peut-on avoir confiance dans une justice dont les membres ne s’appliquent pas à eux-mêmes les lois qu’ils imposent aux simples citoyens ?
Cette affaire est curieusement passée sous silence par les médias traditionnels, notamment locaux, ils sont pourtant tous au courant.
Je ne change rien au témoignage de cette femme que vous allez lire. J’ai lu le dossier. Tout est véridique et prouvé, sans aucun doute possible.
Mais je vous soumet la réflexion suivante : si cette sanction n’est pas cassée, quelle victime de harcèlement moral, de harcèlement sexuel, de discrimination osera encore parler ? Car c’est le même régime de protection des victimes qui s’applique à toutes ces personnes.Veut-on mettre fin à la protection des victimes de harcèlement ?
Car le harcèlement est souvent l’apanage des gens de pouvoir. On en voit encore la preuve. Le harceleur n’est pas inquiété. La victime alerte, encore et encore, avec des preuves, on est dans une administration, dans un tribunal qui plus est, et personne ne répond à ses lettres, personne ne propose de la recevoir, on ne répond même pas à sa demande de médiation via le syndicat. Elle n’existe pas. Elle fait partie suivant la désormais célèbre citation du Président Macron de « Ceux qui ne sont rien ». Brillante carrière de juriste depuis 20 ans, fille de Colonel de gendarmerie décédé, elle-même ancienne gendarme réserviste, titulaire de la médaille de la défense nationale. Et elle fait partie des « Rien ». Comme nous tous, en réalité. Il y a ces puissants-là, au dessus des lois, et il y a nous-autres, les « Rien ». On pensait que seuls les politiques pouvaient se croire au dessus des lois, l’actualité nous le prouve tous les jours avec ceux qui ne déclarent pas leur patrimoine, qui ne paient pas leurs impôts, qui mentent au parlement « les yeux dans les yeux » etc. Mais lorsque ce sont des membres du pouvoir judiciaire ? Comment peut-on avoir confiance dans une justice dont les membres ne s’appliquent pas à eux-mêmes les lois qu’ils imposent aux simples citoyens ?
A croire que ce président de TGI agit comme un juge tout puissant, au dessus des lois, alors qu’il est avant tout employeur public, sa chef de cabinet est sous son autorité administrative, il doit donc respecter la loi applicable aux fonctionnaires, il doit protection et sécurité à tous ses agents, il doit répondre aux demandes d’entretien, ou ses supérieur à la Cour d’appel, il doit respecter la procédure disciplinaire, avertissement, entretien etc. Mais rien. Elle fait un travail remarquable pendant les premiers mois de ses fonctions et d’un coup, il lui retire tout, sans préavis et commence à lui faire vivre un enfer, sans que personne ne bouge le petit doigt. Elle tient 6 mois de violence morale intense avant d’oser porter plainte. Et on la récompense en la sanctionnant sans aucun motif autre qu’avoir commis le crime de lèse-majesté de porter plainte contre le harcèlement moral d’un magistrat, avec toutes les preuves.
Ce récit est effroyable, des hauts magistrats comme un procureur général, qui violent la loi sans complexe. Des procureurs qui se classent eux-mêmes leurs infractions, des magistrats qui se couvrent les uns les autres, qui refusent de dépayser l’affaire pour mieux pouvoir l’étouffer, qui mettent en danger physique et moral la victime. Des avocats qui s’assoient sur leur serment, qui ont peur d’attaquer un magistrat en justice.
Cela est peu encourageant pour la démocratie : les avocats et les magistrats se serrent les coudes, dans une relation incestueuse, qui rappelle fort celle des politiques et des journalistes des grands groupes médiatiques.
Pitié,  Monsieur le Procureur De MONTGOLFIER, revenez. Monsieur le député MÉLENCHON, député des Bouches du Rhône, que faites-vous ?
Sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/user/vpouliquen/
Sa page Facebook : https://www.facebook.com/Forcealaloi/
 

A VOUS DE JUGER

« Je suis une citoyenne, enfin, je le pensais. Je n’ai pas le droit à une justice impartiale et équitable dans les Bouches du Rhône. Je suis la victime et c’est moi qui suis sans sanctionnée, et les juges ferment les yeux car je suis la victime d’un magistrat.

Donc si la justice dysfonctionne dans ce département, j’estime qu’elle doit être rendue au peuple qui doit l’exercer lui-même.

Donc je vous laisse juge de cette affaire.

Je suis fonctionnaire, grade attaché (catégorie A), Chef de cabinet du président du tribunal de grande instance, joli poste. Mais les Bouches du Rhône, c’est un micro-climat. Les infractions là-bas ne sont pas punies, ce sont les victimes qui sont punies.

En France, la loi interdit de sanctionner une victime de harcèlement qui a porté plainte. Je viens d’être sanctionnée par le ministère de la justice du pire, 2 ans d’exclusion de la fonction publique sans salaire. Lui, il n’a rien eu.

Je suis victime de harcèlement moral par mon patron depuis 1 an jour pour jour. J’ai toutes les preuves écrites. Tout le monde le sait, surtout quand je travaillais dans mon bureau en classant des papiers puisque je n’avais plus de missions et qu’il a fait venir 2 gros bras de la police pour me faire jeter dehors sans motif du tribunal devant tout le monde. C’est vrai que j’étais une priorité le 2 octobre 2017, le lendemain de l’attentat à la gare Saint Charles de Marseille, où un terroriste a égorgé 2 jeunes filles. On était en alerte attentat maximale, pour rechercher des complices, un risque de multiple attentat. Mais il n’a pas hésité à réquisitionner 2 agents de police pour se « payer » son chef de cabinet qui résistait depuis 6 mois à un harcèlement moral répété et violent.


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