[LIVRE] Que pensent les philosophes du travail ?

Livres

Partager cet article :

Un ouvrage collectif, publié sous la direction d’Alexis Cuvier, s’appuie sur des recherches en cours dans les domaines de la philosophie, de la sociologie et de la psychologie pour dessiner une autre approche du « travail vivant ».

Travail vivant et théorie critiquePourquoi l’examen du travail joue-t-il un rôle mineur dans les discussions philosophiques ? Et ce alors même qu’il existe des ressources philosophiques fructueuses pour contribuer au développement de la critique sociale à partir d’une conception du travail ? Comment les émotions sont-elles convoquées dans la sociologie contemporaine du travail ? Autant de questions soulevées dans Travail vivant et théorie critique, un ouvrage collectif qui s’appuie sur des recherches en cours dans les domaines de la ­philosophie, de la sociologie et de la psychologie, sous la direction d’Alexis Cuvier, docteur en philosophie et directeur du programme « Travail et ­démocratie » au Collège international de philosophie.
L’ouvrage s’ouvre sur la contribution d’Emmanuel Renault. Le professeur de philosophie à l’université Paris-Ouest – Nanterre – la Défense analyse les courants de la critique du travail dans les socialismes du XIXe siècle et du début du XXe siècle « et la manière dont ils permettent (…) d’éclairer les enjeux normatifs spécifiques au travail ». La question des émotions et de la sociologie contemporaine du travail, est, elle, traitée par Aurélie Jeantet, maître de conférences en sociologie à l’université Sorbonne-Nouvelle – Paris-III.

Puissance mortifère du travail salarié en régime capitaliste

Interviennent également le professeur de psychologie Christophe Dejours, qui examine le problème de la conception du corps requise pour fonder la théorie critique sur l’analyse du travail vivant, ou ­encore Bertrand Ogilvie, professeur de philosophie à Paris-VIII – Vincennes – Saint-Denis, qui se penche, de son côté, sur les différentes dimensions de la puissance mortifère du travail salarié en régime capitaliste.
« Le système de production industriel organise la mort – mort rapide des accidents du travail, mais aussi mort lente de la dégradation de la santé des travailleurs… »

Lire la suite sur le site du Monde
Travail vivant et théorie critique. Affects, pouvoir et critique du travail , sous la direction de Alexis Cukier, PUF, Collection « Souffrance et théorie », mars 2017. Pour se procurer cet ouvrage : www.puf.com
 

A lire dans le magazine

[LIVRE] Les emplois inutiles

On connaît le phénomène des « boulots à la con », ces emplois inutiles qui se multiplient, au...

[BD] Le Travail m’a tué

La souffrance au travail, pour Carlos, ce n’est pas qu’une métaphore. C’est son calvaire...

Réseaux Sociaux

Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour des infos spéciales ou échanger avec les membres de la communauté.

Aidez-nous

Le site Souffrance et Travail est maintenu par l’association DCTH ainsi qu’une équipe bénévole. Vous pouvez nous aider à continuer notre travail.