Burn-out : comment reprendre une vie professionnelle ?

Mise à jour le 12 janvier 2026 | Burn Out

Le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas qu’un gros coup de fatigue, c’est un « effondrement » dont on revient en prenant le temps de la reconstruction. Clarisse, qui a vécu un burn-out, en témoigne et Maryline Combalot consultante et auteure de Welcome back to work apporte ses conseils.

« Le jour où je suis tombée ». Clarisse utilise toujours ces mots pour décrire ce lundi matin de février 2022 où elle n’a plus trouvé la force de se rendre à son travail. Elle avait 54 ans et travaillait auprès d’enfants en situation de handicap, comme monitrice éducatrice dans un institut médicoéducatif (IME). Un métier et un lieu de travail qu’elle a toujours appréciés. Le lendemain, elle dit à son médecin : « Je n’ai pas su aller travailler hier. » Elle s’excuse même de le déranger pour ça : « Je savais que je n’allais pas bien, mais je n’étais pas malade physiquement. Je ne venais pas chercher un médicament. »

Quand son médecin lui propose un arrêt jusqu’à la fin de la semaine, elle vacille. Elle se met à lui parler de son travail, de sa fatigue chronique, de ses problèmes de sommeil, du dénigrement dont elle fait l’objet de la part de certains collègues ou de sa direction. Le médecin ne tarde pas à prononcer les mots : « Vous faites un burn-out ». Il lui prescrit finalement un arrêt de travail de quinze jours et l’invite à consulter un spécialiste. Elle est soulagée de se sentir entendue. 

Rompre avec le travail

Toutes les personnes qui sont atteintes d’un burn-out ne réagissent pas comme Clarisse. « Certaines personnes essaient de négocier avec leur médecin pour ne pas être arrêtées car elles pensent qu’elles ne peuvent pas s’arrêter comme ça car “on compte sur elles au travail. Et le médecin doit souvent argumenter et se montrer persuasif pour que l’arrêt soit accepté” », explique Maryline Combalot consultante en entreprises, spécialisée dans l’accompagnement des salariés en burn-out et auteure de Welcome back to work, récemment paru (1).

« Le burn-out touche des salarié(e)s extrêmement engagé(e)s. Des personnes qui ont parfois du mal à poser des limites. Elles sont beaucoup sollicitées, parce qu’on sait que le travail sera fait et bien fait. »

La première étape consiste à accepter l’arrêt de travail pour rompre avec le cycle infernal du sur-engagement. La fatigue psychologique s’accroît. Elle empêche de bien faire son travail. Ce qui accentue la perte de confiance en soi…  « Il faut accepter une nouvelle temporalité, dit Maryline Combalot, chacun selon son rythme, mais l’essentiel consiste à ne pas repartir travailler, sans avoir pris le temps de récupérer et de travailler sur soi, au risque de rechuter », explique la consultante. 

Décrocher de son travail nécessite de couper tout lien avec l’environnement professionnel, pendant un temps tout du moins. Cela n’interdit pas à l’employeur ou à un collègue de tenter de prendre des nouvelles, mais en l’absence de réponse, inutile d’insister.

Lire la suite, Comprendre la chute, préparer la suite, sur le site www.harmonie-sante.fr

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