43 % des Français vont travailler malades… et les virus s’invitent en salle de réunion

Mise à jour le 05 février 2026 | Stress Travail et Santé

En plein hiver 2026, une enquête OberA révèle que près d’un salarié sur deux va au travail malgré la maladie. Entre culture du présentéisme et prévention incomplète, quelles règles peuvent vraiment protéger les équipes ?

En bref

  • En janvier 2026, l’enquête OberA auprès de 4 102 personnes révèle que 43 % des Français continuent d’aller travailler malgré la maladie.
  • Entre trois jours de carence, pression économique et culture du présentéisme, de nombreux salariés se présentent au bureau alors qu’ils toussent ou reniflent.
  • Face à des gestes barrières incomplets et une qualité de l’air négligée, l’étude esquisse des règles collectives simples pour mieux protéger les équipes.

En plein hiver, les open spaces français toussent. Entre rhumes qui s’éternisent, toux sèches en réunion et boîtes de mouchoirs posées sur les bureaux, les virus respiratoires trouvent un terrain de jeu idéal. Derrière cette scène familière se cache une réalité moins visible : nombre de salariés continuent à se rendre au bureau alors qu’ils sont malades, au risque de contaminer leurs collègues.

Une enquête réalisée en janvier 2026 par l’entreprise OberA auprès de 4 102 personnes montre l’ampleur du phénomène. 43 % des Français déclarent aller travailler même malades, contre seulement 25 % qui restent chez eux, tandis que 29 % décident au cas par cas selon le contexte. Autrement dit, dans de nombreuses équipes, le virus s’invite au travail presque aussi souvent que les réunions.

Présentéisme : quand les salariés français viennent travailler malades

Pour les statisticiens de la Dares (Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques), cette habitude a déjà un nom : le présentéisme. Selon leurs données, 27 % des jours théoriquement en « maladie » se transforment en présence au travail. Derrière le choix de venir malgré une toux ou un gros rhume se mêlent peur de la perte de salaire, avec les trois jours de carence, et crainte de laisser les collègues débordés.

Autre facteur, plus diffus : une culture professionnelle où la présence physique reste une preuve d’engagement. Beaucoup de salariés préfèrent « tenir » plutôt que d’appeler leur médecin, surtout en période de surcharge ou de petits effectifs. Quand les règles internes sur le télétravail ou le port du masque sont floues, chacun arbitre à sa manière, et l’infection finit par circuler dans toute l’équipe.

Gestes barrières au travail : des réflexes encore trop partiels

Face à un collègue qui tousse ou renifle, les réflexes restent surtout individuels. L’enquête OberA indique que 53 % des répondants augmentent le lavage ou la désinfection des mains et 41 % gardent leurs distances. En revanche, seuls 27 % aèrent davantage les bureaux et 18 % portent un masque. Plus frappant encore, 37 % ne changent presque rien à leurs habitudes ou ne font strictement rien.

C’est ce que résume le rapport OberA : « Entre réponses partielles et inaction, la prévention repose encore trop souvent sur un jugement individuel peu efficace« , note le rapport OberA. Or les virus respiratoires se transmettent surtout par l’air partagé dans les pièces fermées. Seules 31 % des personnes identifient la combinaison courtes aérations régulières plus purificateur d’air comme la meilleure stratégie, tandis que 50 % se contentent d’une seule action et 19 % ne savent pas quoi faire ou ne font rien.

Lire la suite, « Qualité de l’air en entreprise : vers des règles simples et collectives« , sur le site doctissimo.fr


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