La qualité de vie au travail, première source d’engagement des seniors

Stress Travail et Santé

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Le cabinet Qualisocial, spécialisé dans les risques psychosociaux et la qualité de vie au travail, publiera, dans les prochains jours, une étude sur les seniors : des salariés moins satisfaits et moins bien reconnus par les directions que leurs collègues juniors, mais encore très engagés.

Quelle perception les salariés de 55 ans et plus ont-ils de la qualité de vie et des conditions de travail, communément appelée « QVCT », dont dépendent leur santé et leur engagement ?

Pour répondre à cette question, le cabinet Qualisocial, spécialisé dans les risques psychosociaux, a mené avec Ipsos une étude sur le sujet, en novembre 2023, auprès de 3 002 salariés travaillant en France dans des organisations publiques et privées. Sur cette base, un focus a été réalisé sur les salariés âgés de 55 ans et plus, soit 549 personnes.

Premier enseignement : ces seniors se distinguent de l’ensemble des salariés par une satisfaction moindre des relations et de l’ambiance au travail (68 % se disent plutôt satisfaits, contre 72 % pour l’ensemble de l’échantillon), ainsi que de l’organisation du travail (61 % contre 65 %).

L’écart se creuse encore sur l’utilisation et le développement des compétences et sur le parcours professionnel (53 % de seniors satisfaits contre 58 % pour l’ensemble de l’échantillon).

On peut y voir le fait que les seniors sont rarement les mieux servis quand il s’agit de demander une formation en fin de carrière.

Deuxième enseignement : la considération de l’employeur recule avec l’âge du salarié. L’écart atteint en effet son maximum en ce qui concerne l’appréciation de la place que les directions donnent à leurs salariés.

Sur ce point, seulement 43 % des seniors se disent plutôt satisfaits, contre 51 % pour l’ensemble des salariés.

« Ils se sentent davantage mis à l’écart, car les compétences relationnelles acquises avec l’expérience et qu’ils détiennent intéressent moins les employeurs que les compétences techniques, notamment la maîtrise des outils numériques », analyse Camy Puech, président fondateur du cabinet Qualisocial.

Le développement rapide de l’automation et de l’intelligence artificielle dans tous les secteurs pourrait cependant changer la donne, estime ce dernier : si des machines et des logiciels de plus en plus ergonomiques deviennent capables d’exécuter des instructions complexes exprimées en langage courant, les compétences humaines et relationnelles (capacité à travailler en équipe, sens des responsabilités, gestion du stress, du temps…) qui se peaufinent avec l’expérience pourraient regagner de l’importance.

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