Burn-out : quand la culpabilité devient un moteur de l’épuisement professionnel

Mise à jour le 21 janvier 2026 | Stress Travail et Santé

Chaque troisième lundi de janvier, le Blue Monday est présenté comme le jour le plus déprimant de l’année. Derrière ce symbole marketing, se cache une réalité préoccupante : une fatigue psychique qui gagne du terrain en entreprise, en particulier chez les salariés les plus engagés. Or, face à l’épuisement, les réponses proposées par les organisations restent majoritairement individuelles.

Marylène Khouri, psychologue du travail chez WTW, met en lumière un mécanisme souvent sous-estimé, la culpabilité comme moteur de l’épuisement, et invite les entreprises à s’attaquer aux causes structurelles du mal-être.

Comment la culpabilité devient-elle un moteur du burn-out plutôt qu’une simple conséquence du stress ?

L’épuisement professionnel se manifeste particulièrement chez les professionnels pour qui le travail occupe une place centrale. Le fait de ne pas pouvoir produire un travail de qualité génère une forte souffrance éthique. La métaphore de la roue du hamster est particulièrement opérante dans la mécanique du burn-out : on continue de travailler sans qu’il y ait forcément de reconnaissance, tout en épuisant son organisme dans toutes ses fonctions : psychiques, physiques, cognitives…

Quels sont les signaux d’alerte les plus invisibles ou sous-estimés de l’épuisement professionnel ?

Le détachement émotionnel, le cynisme et le manque d’attention sont des signaux qui peuvent alerter sur le sur-engagement des professionnels. Le fait de s’isoler ou de ne plus avoir de ressources pour des activités autrefois investies constitue également un bon repère pour reconnaître celles et ceux qui se déconnectent lentement de leurs besoins.

Comment distinguer concrètement un stress aigu, ponctuel, d’un stress chronique qui peut mener à l’épuisement ? 

L’attention portée aux facteurs de risques psychosociaux est essentielle. Les connaître, apprendre à en parler, sortir du déni concernant des sujets que l’on rencontre dans toute activité, quel que soit le niveau hiérarchique : la charge de travail, la clarté des instructions, la qualité des espaces de dialogue et la communication… Il existe un outil créé par des préventeurs québécois, le baromètre de la santé psychologique, qui permet de rendre visibles les conséquences du mal-être psychique. En revanche, et c’est là que les choses se compliquent pour les organisations, le plus efficace serait de s’attaquer aux causes. Et c’est souvent là que le bât blesse.

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