La CGT dénonce «l'explosion du travail au noir des cadres»

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Trois cadres sur quatre effectuent des heures supplémentaires non déclarées à cause des nouvelles technologies, dénonce la CGT. Le syndicat a lancé au début du mois une campagne pour la déconnexion des cadres au travail.

Et si les cadres participaient aussi pour une part non négligeable à l’explosion du travail au noir? C’est ce que défend la branche cadres, ingénieurs et techniciens de la CGT, selon qui trois cadres sur quatre travaillent en dehors de leur temps de travail officiel grâce aux nouvelles technologies.
Le temps de travail comptabilisé par le ministère du Travail ne reflète pas complètement la réalité, avance-t-il. Alors que la durée de travail hebdomadaire de l’ensemble des salariés est de 39 heures, les cadres travaillent officiellement 44 heures hebdomadaires (en 2011). Mais c’est compter sans le temps passé à travailler à distance, de chez soi ou dans les transports, le soir en semaine ou pendant le week-end et les vacances…
Selon les éditeurs de logiciels Roambi et Zebaz par exemple, 89% des cadres interrogés en 2013 consultaient leurs mails professionnels plusieurs fois par jour sur leur temps privé, et même 93% pendant les vacances. Or peu de salariés sont encore couverts par un accord de télétravail… «La CGT UGICT interpelle donc le comité national de lutte contre la fraude et demande à ce qu’une étude soit réalisée pour chiffrer le nombre d’heures de travail au noir réalisées par les salariés en dehors de leur temps de travail, et évaluer le montant des cotisations non recouvrées par la Sécurité sociale».
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