[BROCHURES SEXISME AU TRAVAIL] Arrête de t’exciter, retourne plutôt bosser ! Le sexisme n’a pas sa place au travail !

Harcèlement Sexuel

Sexisme au travail : la cellule d’appui au dialogue social et l’inspection du travail ont réalisé trois dépliants d’information et de communication à partir d’une base de données jurisprudentielles compilée par les services de la DDETS de Seine-Maritime.

Ces trois documents extraient de cette base douze condamnations pour des faits de sexisme afin de mettre en lumière les typologies d’agissements effectivement condamnés. Il est à noter que cette compilation de jurisprudence n’avait encore jamais été réalisée jusqu’à présent.

Ce travail de conception et de production a été réalisé entre mars et juin 2026 en collaboration étroite entre la cellule dialogue social et égalité professionnelle de la DDETS de Seine-Maritime et l’inspection du travail.

 Le sexisme n'a pas sa place au travail

Intention initiale :

A partir d’un travail de recension de près de 100 jugements et arrêts des juridictions judiciaires et administratives, ainsi que de décisions rendues par le Défenseur des droits, relatifs au sexisme dans le monde du travail, il s’est agi de mettre en corrélation, par les verbatims et les sanctions portées aux auteurs de comportements sexistes, une « jurisprudence de l’inacceptable en entreprise » et :

1) de mettre en lumière le fait que :

  • les juges (judiciaires et administratifs) sanctionnent les comportements sexistes au travail en intégrant ceux-ci comme élément aggravant d’une autre infraction relative aux relations de travail : harcèlement moral, harcèlement sexuel, agression sexuelle (et ce bien que le sexisme en soit ne fasse l’objet que d’une interdiction sans sanction) ;
  • les comportements ainsi reprochés et sanctionnés sont explicitement décrits par les magistrats et rapportés dans leurs décisions ; ils éclairent ce qui est considéré comme inadmissible dans le travail et dans les relations de travail ;
  • les comportements qui relèvent du « sexisme ordinaire » ne bénéficient d’aucune reconnaissance d’excuse, à plus forte raison quand celles-ci marquent la mauvaise foi de leur auteur.
    Ces jugements sont tous définitifs et posent de vrais jugements de valeur sur la transgression de l’interdiction juridique.
Le sexisme n'a pas sa place au travail !

2) de mettre à disposition du public et des institutionnels un document simple et lisible exposant ce qu’en ont dit les juges, pour créer « l’indignation » nécessaire à la réelle prise en compte et à la lutte contre ces comportements, et ouvrir des fenêtres de discussion autour du concept et de la réalité du sexisme en entreprise.

Contexte :

Ces dépliants s’inscrivent dans les conclusions du rapport du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) de 2026, qui rappellent à quel point ces comportements sexistes sont nuisibles pour la santé et la sécurité des femmes, et dans les recommandations n° 12 et 13 adressées par le HCE, telles que rappelées ci-après :
12 – renforcer les actions d’information du grand public sur les infractions sexistes existantes et les recours juridiques à disposition des victimes ;
13 – développer des outils pédagogiques clairs et accessibles permettant une meilleure identification des infractions et une orientation effective des victimes.

Ces documents peuvent trouver à s’intégrer également dans la programmation du PST 2026–2030, en son volet VSST, et contribuer à ce que le ministre Farandou a évoqué en mai 2026 comme une volonté « d’éradiquer ces comportements en entreprises ».

 Le sexisme n'a pas sa place au travail

Descriptif des dépliants :

Ces dépliants sont construits sur une base de quatre pages, intégrant diverses informations et interpellations.

En première de couverture, après le rappel de l’interdit (« le sexisme n’a pas sa place au travail »), le slogan « arrêt de t’exciter, retourne plutôt bosser » permet de faire mention des aspects « sexuels » environnementaux contenus dans le sexisme (« t’exciter ») et de rappeler l’intérêt économique à proscrire ces comportements en entreprises,

  • que ce soit du point de vue du temps consacré de ce fait à ne pas travailler,
  • mais aussi de la démotivation des équipes et des personnes qui peut résulter de ces comportements ou de la baisse de productivité subséquente (notamment liée à l’absentéisme potentiel).

La référence au baromètre Stope constitue aujourd’hui la seule ressource quantitative sur le sexisme dans le monde du travail, les autres sources existantes abordant plutôt le phénomène dans son ensemble sociétal.

Les deux pages centrales sont construites autour d’une structure didactique (cadre bleu, les considérations des magistrats sur ce sujet), dont le message varie pour chacun des trois dépliants : l’un rappelle la notion « de circonstance aggravante » du sexisme, le deuxième abordant de façon plus générale les comportements sexistes régulièrement condamnés, et le troisième mentionnant le fait que les magistrats n’admettent plus d’excuses à ces comportements. Ces trois messages se complètent et visent à donner de premiers arguments pour aider à faire cesser ces situations.

Le caractère visuel propre à la communication est assuré par l’implémentation d’images libres de droits qui illustrent, par le photo-langage, les situations vécues (à partir des verbatims bruts contenus dans les jugements), et de « tampons » relatifs aux peines infligées pour ces situations.
Le caractère « brut » de cette communication, notamment à travers la reprise sans fard des comportements retenus par les juges comme déterminants, permet de dé-théoriser le sexisme pour ouvrir une discussion, non sur le seul concept, mais sur la réalité de ce que vivent ceux qui en sont victimes, et de l’aborder par le biais d’un réel moins polissé. Le « choc » qui peut être ressenti à la lecture est un élément central de cette communication, qui doit permettre l’expression par les destinataires de l’a-normalité inexcusable de tels faits.

Cette double page centre également le propos sur le fait qu’il ne s’agit pas uniquement d’interdire, mais surtout de rappeler que le sexisme est une atteinte au droit des travailleurs à être respectés et aux principes d’égalité, qui sont des principes fondamentaux.
La définition du sexisme retenue rappelle que les femmes qui sont majoritairement concernées par ce phénomène, n’en sont pas les uniques victimes.

Le quatrième de couverture insiste sur la mise en relation des jugements entre eux et permet de rappeler non seulement le caractère condamnable et condamné de ces comportements, mais aussi l’unicité d’appréciation de ces comportements par les magistrats sur l’ensemble du territoire national (des condamnations dans les ressorts de toutes les cours d’appel, et devant les deux juridictions suprêmes), ce qui constitue un argument appuyant la défense des personnes visées par et victimes de ces agissements.
Cette dernière page identifie également les principaux interlocuteurs institutionnels susceptibles d’intervenir en matière de lutte contre les comportements sexistes, avec mention des coordonnées de contact pour l’usager.

Télécharger, partager, diffuser, imprimer, distribuer, coller les brochures dans les entreprises :

Vous pouvez télécharger ces dépliants, et bien d’autres supports intéressants, dans la partie « ressources » sur le site des observatoires départementaux d’analyse et d’appui au dialogue social et à la négociation :

https://www.espace-odds.fr/arrete-de-texciter-retourne-plutot-bosser-la-justice-condamne-les-agissements-degradants 
https://www.espace-odds.fr/arrete-de-texciter-retourne-plutot-bosser-la-justice-aggrave-les-condamnations 
https://www.espace-odds.fr/arrete-de-texciter-retourne-plutot-bosser-la-justice-nadmet-aucune-excuse 

Pour continuer à prendre conscience de la réalité des propos et agissements sexistes à vomir dans les entreprises, vous pouvez consulter le tableau « À VOMIR » sur notre site :

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