Le travail le dimanche – Étude DARES juin 2024

Stress Travail et Santé

En 2023, 23,2 % des personnes en emploi ont travaillé au moins un dimanche sur une période de quatre semaines consécutives. Cette part se replie légèrement par rapport à 2022 (-0,3 pt) et reste toujours en-deçà de celle observée avant la crise sanitaire en 2019 (25,8 %).

Définition, source et champ

De nombreuses dispositions législatives encadrent le travail le dimanche. En principe, un salarié ne peut travailler plus de six jours par semaine : au moins un jour de repos (24 heures auxquelles s’ajoute un repos quotidien minimum de 11 heures) doit lui être accordé chaque semaine et, en principe, le dimanche (repos dominical). Toutefois, le principe du repos dominical connaît plusieurs types de dérogations qui peuvent, selon le cas, être permanentes ou temporaires, soumises ou non à autorisation, applicables à l’ensemble du territoire ou à certaines zones précisément délimitées.

Pour mesurer le travail le dimanche, la Dares s’appuie sur l’enquête Emploi de l’Insee (annuelle jusqu’en 2002 ; en continu depuis 2003).

Un important changement de concept dans la mesure du travail le dimanche est apparu en 2013, dans les enquêtes Emploi. Jusqu’en 2012, la question était posée en toute généralité : « Dans votre emploi principal, travaillez-vous (ou : travailliez-vous) le dimanche ? » et l’enquêté pouvait répondre parmi « 1. Habituellement ; 2. Occasionnellement [2. Certains dimanches, avant 2002] ; 3. Jamais ». La réponse « occasionnellement » était choisie par un grand nombre de répondants sans qu’il soit possible de préciser la plus ou moins grande régularité du travail dominical. Depuis 2013, la question est posée pour la seule période de référence de l’enquête : « Nous allons maintenant nous intéresser aux quatre semaines du lundi … au dimanche … (incluant la semaine de référence). […] Pendant ces semaines-là, avez-vous travaillé le dimanche ? »  et l’enquêté peut répondre parmi « 1. Oui, au moins deux dimanches ; 2. Oui, un seul dimanche ; 3. Non ».

Ces différences fondamentales sur la façon d’aborder le fait de travailler le dimanche imposent donc de séparer nettement la série sur le travail du dimanche, avec dans un premier temps un indicateur du travail le dimanche global (jusqu’en 2012), et dans un second temps un indicateur du travail le dimanche effectif (depuis 2013).

Les données publiées annuellement par la Dares portent sur :

  • la part de personnes travaillant au moins un dimanche sur une période de quatre semaines consécutives, suivant les principales caractéristiques démographiques et socio-économiques, sur la dernière année disponible ;
  • l’évolution de la part de personnes travaillant le dimanche, pour l’ensemble des actifs, des salariés et des indépendants, depuis 1990.

Les données portent sur l’ensemble des personnes de 15 ans ou plus ayant un emploi en France métropolitaine jusqu’en 2013, en France hors Mayotte à compter de 2014.

Le travail le dimanche en 2023

En moyenne en 2023, 23,2 % des personnes en emploi ont travaillé au moins un dimanche sur une période de quatre semaines consécutives. Cette part se replie légèrement par rapport à 2022 (-0,3 pt) et reste toujours en-deçà de celle observée avant la crise sanitaire en 2019 (25,8 %).

En 2023, parmi les indépendants, 39,2 % ont travaillé au moins un dimanche sur quatre, contre 20,8 % parmi les salariés.

Le travail le dimanche est particulièrement répandu dans l’agriculture, où 52,4 % des personnes en emploi travaillent au moins un dimanche sur une période de quatre semaines consécutives en 2023. Il est également courant dans l’hébergement et restauration (52,0 %), la santé humaine (43,1 %), la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac (31,3 %) ou le transport et entreposage (25,7 %).

Le travail le dimanche en 2023 selon le type d’emploi, le sexe, le type d’employeur et les secteurs d’activité en %

Le travail le dimanche en 2023 selon le type d'emploi, le sexe, le type d'employeur et les secteurs d'activité en %

Télécharger l’intégralité de l’étude sur le site de la DARES

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