Le burn-out des soignants – La souffrance dans le milieu hospitalier

Burn Out

Partager cet article :

Café Citoyen Santé & Travail avec Richard TORRIELLI*, ancien médecin spécialiste au CHU de Bordeaux, et Marie PEZÉ**, du réseau « Souffrance & Travail.

Le terme « burn-out » est apparu pour la première fois en 1969 pour désigner un stress particulier d’origine professionnelle chez les travailleurs sociaux.
Il a ensuite été repris par le psychanalyste Herbert J. Freudenberger (1974), puis par la psychologue Christina Maslach (1976). Le syndrome d’épuisement professionnel vise alors principalement les professions du care, qui impliquent un engagement relationnel important et confrontent à la douleur et à l’échec : travailleurs sociaux, professions soignantes, enseignants…
En France, dans l’univers hospitalier, il est même parfois présenté comme « une pathologie de la relation d’aide », singularité épistémologique qui semble malheureusement écarter d’un revers de manche toute explication trop poussée par les facteurs organisationnels ou sociologiques.
La mise en perspective psycho-sociologique dans les organisations a été le point de départ (à la suite de travaux comme ceux de Christophe Dejours) de préoccupations d’organisations syndicales comme le SNPHAR-E, à l’origine de l’OSAT (Observatoire de la Santé Au Travail), ou professionnelles comme le CFAR (Collège Français d’Anesthésie Réanimation) et tout particulièrement de sa commission SMART : cette dernière a d’une part mis à la disposition des médecins hospitaliers de tout statuts et de toutes spécialités, ainsi que des soignants, différents outils d’appel en cas de souffrance au travail, d’auto tests, et d’information. SMART a d’autre part mis au point, promut, et diffusé la campagne Dis doc t’as ton doc, visant à mettre fin à l’autodiagnostic et à l’auto médication des médecins en les incitant à choisir un médecin traitant.
* Richard TORRIELLI, ancien médecin spécialiste au CHU de Bordeaux, est membre de la commission SMART du CFAR (Collège Français des Anesthésistes Réanimateurs) et du Conseil d’administration de l’intersyndicale AH (Avenir Hospitalier).
** Marie PEZÉ est Docteure en Psychologie, psychanalyste, ancienne experte auprès de la Cour d’Appel de Versailles. Elle a créé la première consultation « Souffrance et travail en 1997 au Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers de Nanterre. Il en existe désormais 130. Elle a ouvert sa consultation à de nombreux documentaristes (« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés », « J’ai très mal au travail », et « La mise à mort du travail »). Marie PEZÉ est Présidente de l’association Diffusion des Connaissances sur le Travail Humain.
————————————-

Informations pratiques et conditions d’entrée :

Date : Jeudi 15 mars 2018.
Heure : de 20h à 21h30.
Lieu : café/restaurant Le Balbuzard, 54 rue rené Boulanger, 75010 Paris, métro République
Participation : 10 € (consommation non comprise) à verser le soir de la conférence.
Inscription obligatoire à l’adresse : cafe.sante.travail@gmail.com
Café Santé et Travail avec Jean Auroux

A lire dans le magazine

Le casse-tête du burn-out

L’adoption, la semaine dernière [dernière semaine de Mai], d’une nouvelle classification...

Réseaux Sociaux

Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour des infos spéciales ou échanger avec les membres de la communauté.

Aidez-nous

Le site Souffrance et Travail est maintenu par l’association DCTH ainsi qu’une équipe bénévole. Vous pouvez nous aider à continuer notre travail.