Le fiasco du réaménagement des 35 heures à l’AP-HP se confirme

Stress Travail et Santé

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Passée en force avec le soutien de la CFDT, la réforme du temps de travail entre progressivement en application dans les services depuis début septembre. Les méfaits de cette réorganisation, dénoncée par une majorité de personnels, sont en train de se vérifier.

Le 1er avril dernier, Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), signait l’arrêté fixant les nouvelles organisations de travail au sein de l’institution. Pour la direction, cette réforme « a pour objectifs de maintenir l’emploi au service des malades, d’améliorer la qualité de vie au travail et d’adapter les organisations aux besoins des patients et aux nouveaux modes de prise en charge ». Depuis le 1er septembre, la généralisation de la grande équipe, qui se définit par « l’alternance programmée des horaires continus de matin et d’après-midi », dans un « souci d’équité entre les personnels », se met en place progressivement dans les établissements, avec suppression de jours de congé à la clé. Cette « réorganisation », loin d’améliorer les conditions de travail, la qualité des soins et de concilier vie professionnelle et vie personnelle, crée au contraire des « traumatismes » dans les services, constatent les organisations syndicales Usap-CGT, FO, Unsa et CFE-CGC, qui se sont mobilisées hier, jour du conseil de surveillance de l’AP-HP.

Une méthodologie qui n’améliore pas les conditions de travail

« L’organisation du travail à l’AP-HP est tellement disparate que tous les établissements ne sont pas frappés de la même façon », constate Olivier Cammas, de l’Usap-CGT, notant cependant que les services de gériatrie sont particulièrement déstabilisés. C’est le cas de l’hôpital Joffre-Dupuytren de Draveil (Essonne). « Avant, on avait des équipes fixes, du matin ou de l’après-midi. Désormais, un agent est censé être 15 jours du matin puis 15 jours de l’après-midi, explique Jean-Marc Allouche, secrétaire du syndicat CGT de l’établissement. Du coup, des gens se retrouvent en grosse difficulté, car ils ne peuvent plus conjuguer vie privée et vie professionnelle?; beaucoup ont des difficultés de garde d’enfants… Et en cassant les équipes fixes, les patients, âgés, perdent leurs repères. Cette méthodologie ne va pas améliorer les conditions de travail ni la qualité des soins. »

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