
Festival Ciné-Travail La Belle Ouvrage, « Polyphonie des corps au travail », à Toulouse
La Belle Ouvrage – Festival Ciné-Travail, du 29 avril au 3 mai 2026 au cinéma Utopia Borderouge à Toulouse
Pour sa deuxième édition, La Belle Ouvrage – Festival Ciné-Travail explore ce que le travail fait à nos corps. Fatigue, tension, engagement, désir ; soumis à la vitesse, à la performance, aux chiffres, nos corps ploient, s’abîment, mais résistent aussi, se redressent et inventent parfois des ruses, de nouvelles manières de vivre et de travailler ensemble.
Dans cette 2e édition, films et rencontres ouvrent un espace pour penser cette tension au cœur de nos vies.
Tarifs habituels du cinéma.
Au programme du festival Ciné-Travail 2026 :
ÉLISE SOUS EMPRISE – Mercredi 29 avril à 20h, ouverture du festival : avant-première en présence de la réalisatrice.
Rien ne va plus dans la vie d’Élise : engluée dans une relation toxique avec Léopold, elle se retrouve propulsée à la tête d’une troupe de théâtre, suite à la mort soudaine du metteur en scène dont elle était l’assistante. Submergée par des crises de panique, Élise vacille. Mais peut-être est-ce dans cette confusion qu’elle parviendra à se libérer de ses emprises et à reprendre le contrôle de sa propre vie ? …
UTAMA, la terre oubliée – Jeudi 30 avril à 20h, séance présentée par Cédric Lépine.
Il suffit de peu de choses pour que des films ou des existences prennent une dimension grandiose. Il suffit parfois de quelques montagnes lointaines se découpant sur de vastes étendues arides, ou d’une poignée d’humains refusant de baisser les bras en territoire hostile pour que nos cœurs soient renversés. Voici, dans des décors à couper le souffle, une magnifique histoire d’amour, pas de celles qui tournent au drame et qui passent à la postérité pour avoir été empêchées par des bandes ou des familles rivales, comme les Montaigu ou les Capulet. Nous ne sommes pas ici dans un de ces mélodrames qui cueillent en plein vol des jouvenceaux lisses et beaux…
CASCADEUSES – Vendredi 1er mai À 17h, en présence de la réalisatrice.
À travers le parcours de trois cascadeuses, le film révèle un métier physique éprouvant où le corps, véritable outil de travail, affronte les dangers tout en défiant les normes de genre du cinéma…
LE DERNIER DES HOMMES – Vendredi 1er mai à 20h30.
Le portier de l’Atlantic, sanglé dans son uniforme rutilant, vaque à ses solennelles occupations devant la porte tambour du luxueux hôtel. Mais une malle trop lourde à porter jusque dans le hall, la fatigue qui le terrasse alors, le verre de vin qu’il boit pour se restaurer, l’œil du gérant qui surveille la scène… et le voilà rétrogradé, condamné à renoncer à son uniforme. Il est alors chargé de s’occuper des lavabos, véritable déchéance à ses yeux, qu’il vit comme un drame, sous la risée de ses collègues, de ses voisins, de la terre entière imagine-t-il…
SUR L’ADAMANT – Samedi 2 mai à 11h.
Amarrée rive droite de la Seine en plein centre de Paris, à deux pas de la gare de Lyon, la péniche l’Adamant est un centre de soin, tout de verre et de bois. Le film s’ouvre sur cette structure saisie au petit matin : les volets s’ouvrent doucement et la lumière pénètre cette péniche atypique de 650 m² aux larges baies vitrées, en bordure de l’agitation de la capitale. Inauguré en 2010, l’Adamant est un « centre psychiatrique intermédiaire de jour » : un lieu d’accueil destiné au suivi des patients après leur hospitalisation et dont le retour à la vie en société nécessite un encadrement spécifique…
CAMIONNEUSE – Samedi 2 mai à 16h – Projection et table ronde.
Zina est camionneuse. Ce métier, elle le traîne en rêve depuis son enfance : habiter partout, s’installer nulle part, transporter son monde dans un quarante-quatre tonnes à travers des routes et des paysages dont on ne soupçonnait même pas l’existence, être à la découverte de la liberté à plein tube, perdue au milieu d’un grand tout…
J’AI PERDU MON CORPS – Samedi 2 mai à 19h – Film d’animation.
Ce premier long métrage introduit sans conteste son réalisateur dans le sérail restreint des grands maîtres de l’animation. Jérémy Clapin, retenez ce nom : c’est désormais une patte, un style unique, un univers à part qui nous embarque d’emblée. La narration, d’une virtuosité implacable, jamais ne perd le spectateur en route, virevolte avec dextérité dans l’espace et le temps, aussi complexe que limpide. Le cinéaste jongle en permanence avec nos sentiments, nos émotions, nos perceptions, nous désarçonne en véritable illusionniste, brouille les pistes, sèmes des détails oniriques, fait naître des moments de pure poésie, tout en ne dédaignant pas les clins d’œil et les touches d’humour…
LES OGRES – Dimanche 3 mai à 11h en présence de la réalisatrice.
Léa Fenher nous avait bouleversés avec son premier film Qu’un seul tienne et les autres suivront, elle nous en offre un second dans un tout autre registre. Les Ogres ! Voilà un titre rudement bien choisi, qui colle aux personnages pantagruéliques de cette fable un brin amorale et à plusieurs vitesses. Ils croquent la vie à pleines dents, sans se retourner sur leurs ravages : à quoi bon ? Cela fait partie de la nature de ces grands insolents qui n’ont pas renié la folie de leur enfance…
BIRD PEOPLE – Dimanche 3 mai à 15h.
« Les gens sont dingues, ils courent partout comme des lapins sans tête » dit Gary, super-ingénieur en informatique, présentement en transit dans un hôtel de luxe international avec vue plongeante sur les pistes de Roissy Charles de Gaulle. De fait : les gens courent, ont toujours un vol ou un métro à prendre, tourbillonnent. Il sont pressés, oppressés, sous pression, le portable vissé à l’oreille, soliloquant, l’œil ailleurs…
Pour consulter l’intégralité des informations : www.cinemas-utopia.org
Tout savoir sur l’association La Belle Ouvrage : www.helloasso.com

